| lundi 12 mai 2008, a 08:33 |
| Etre et avoir été |
L'autre, lui, se conjuguait, à l'imparfait
Toi, tu te conjugues au plus-que-parfait
Toujours penser comme lui, c'était impératif
Avec toi, mon futur s'annonce simple et indicatif
Mon passé proche c'est encore lui néanmoins
Toi, tu es mon présent, mon futur proche et loin
Avec lui, je conjuguais ma vie au conditionnel
Près de toi, elle se conjugue à l'infinitif éternel
J'avais appris à conjuguer souffrir, subir, pleurer
Maintenant, je dois réapprendre le verbe aimer.
M.M. – 08 mai 2008 |
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| lundi 05 mai 2008, a 07:34 |
| "Vivant" à Melun |
Demain, nous sommes jeudi
Et je passe le brevet des collèges
Mais aujourd'hui, c'est mercredi
Et je trépigne sur mon siège
Ça y est, vous êtes enfin arrivés
Vous avez investi le champ de foire
Le chapiteau est déjà dressé
J'ai tellement hâte de te voir
Cette journée ne passe pas vite
Je me concentre sur mes révisions
Ma patience a atteint ses limites
Je regarde par la vitre à toute occasion
Je vous entends faire la balance
Soudain ta voix s'élève, magique
Je sens monter l'effervescence
Le spectacle va être fantastique
Enfin le grand moment est arrivé
L'orchestre entame l'intro musicale
Nous sommes, bien sûr, bien placées
Le son, les lumières, tout est génial
Toi, tu es là, discret mais si présent
Fascinée, je ne te quitte pas des yeux
Que ferait-il sans ta voix, ton talent ?
Il ne l'admettra pas, trop prétentieux
Il est très tard, le concert est terminé
Comme d'habitude, tu as été merveilleux
Vous pliez bagages mais lui a déjà filé
Je vais me coucher, demain c'est sérieux.
M.M. – 04 mai 2008 |
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| samedi 26 avril 2008, a 09:31 |
| Un quart de siècle |
Par un beau jour d'avril, tu es né On a succombé à ton petit minois Petit homme tout potelé et bouclé Papa et moi, on ne t'attendait pas
La vie nous a séparés longtemps On fait parfois le mauvais choix J'ai raté des rendez-vous importants Des moments qui ne se rattrapent pas
Je t'ai porté à la sortie de la maternité Et aussi tenu sur les fonds baptismaux J'étais là pour ta première dent percée Je t'ai entendu dire tes premiers mots
Chez le pédiatre, j'étais là pour te tenir Tu aimais les câlins, blotti dans mes bras J'ai eu droit à tes tout premiers sourires Et avec moi, tu as fait tes premiers pas
Mais je n'étais pas là à ta première rentrée Et j'étais absente aussi à ton premier tournoi Pas connu la première fille que tu as aimée Et toutes les maladies infantiles, sans moi
Ta première boum, ça aussi, je l'ai manquée Comme un bon nombre de tes anniversaires Pour le scooter, ton père a dû se faire prier Et tu as surtout subi cette affreuse belle-mère
Mais j'étais de retour pour fêter ton permis J'ai vu tes débuts dans l'entreprise familiale Et aussi tes première virées en boîte de nuit Je t'ai consolé de cette rupture pas très loyale
En cette journée, tu fêtes tes vingt-cinq ans Tu es devenu un homme superbe, équilibré On n'oubliera pas cette séparation de 15 ans Mais aujourd'hui, rien ne peux nous séparer !
M.M. - 26 avril 2008 |
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| samedi 19 avril 2008, a 11:53 |
| Toi, telle que tu me passionnes |
Lorsque tu entras dans le Moyen-Age Tu n'étais, alors, qu'un petit village Principalement regroupé sur l'île de la Cité Où l'administration et le pouvoir vont s'installer
Sur ton fleuve, on construisit plusieurs ponts Qui permirent des deux côtés, ton expansion La rive droite fut investie par les commerçants Et la rive gauche devint le fief de l'enseignement
De cette période datent de remarquables édifices La Sainte-Chapelle, Notre-Dame, le Palais de justice La Sorbonne, le Louvre qui n'était qu'une forteresse Tous ces monuments qui font aujourd'hui ta richesse
Il y a le Pont au Change et ses boutiques d'orfèvres Et tous les artisans qui exposaient leurs oeuvres Ils étaient savetiers, drapiers, tanneurs, forgerons Tous ces métiers s'organisaient en corporations
La peste et la famine t'ont sévèrement éprouvée Un seul endroit pour trouver secours et se réfugier L'Hôtel-Dieu qui, par principe, ne refusait personne Voyageurs, malades, ceux qui demandaient l'aumône
En tes murs, se célébraient de nombreux évènements La fête des fous à laquelle participaient tes habitants Tu accueillais des bateleurs qui étaient mimes, chanteurs Mais aussi musiciens, acrobates, poètes et jongleurs
Toi la ville-capitale, tu étais tout cela et plus encore Tu as connu et vaincu toutes les horreurs d'alors Epidémies, famines, émeutes, crues de la Seine Tu étais la plus grande ville de l'Europe chrétienne.
M.M. - 19 avril 2008 |
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| vendredi 11 avril 2008, a 13:32 |
| L'auberge |
Cachée au milieu des frondaisons Bien à l'écart de la circulation Un établissement hors du temps Où se retrouvent les amants
Un accueil très sobre et réservé On nous mène à une salle voûtée Au fond, une grande cheminée Une ambiance discrète et feutrée
On nous proposa un dîner raffiné Servi par du personnel stylé Le repas se déroula divinement Ce moment était un enchantement
Ensuite, tu me conduisis à l'étage Tu lisais la surprise sur mon visage Tu ouvris une porte devant nous Et derrière, tu tiras le verrou
Une jolie chambre rustique Pour passer une nuit magique Tu éteignis ton téléphone portable Tu pris deux flûtes posées sur la table
Laissons parler notre amour Avec toi, il rime avec toujours Vivons pleinement l'instant présent Le rêve s'évanouira demain.
M.M. - 11 avril 2008 |
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| jeudi 10 avril 2008, a 18:08 |
| Te l'écrire |
Avec un calame, Je t'ai ouvert mon âme Avec un fusain, Je t'ai offert un quatrain Avec une plume, Je t'ai dédicacé un volume Avec une craie, Je t'ai dédié un sonnet Avec une mine de plomb, J'ai décrit notre passion Avec une pointe-sèche, Je perce ton cœur d'une flèche Avec un pinceau, Je t'ai dessiné toi, mon héros Avec un crayon de couleur, Je raconte notre bonheur Avec de l'encre de Chine, Je me fais coquine Et avec un surligneur, Je t'ai donné mon cœur.
M.M - 10 avril 2008 |
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| lundi 07 avril 2008, a 07:35 |
| Notre tour de France |

A Bordeaux Nous avons roulé en vélo A Biarritz Nous avons mangé des spritz A Toulouse Nous avons marché sur les pelouses A Carcassonne Nous avons cueilli des anémones A Marseille Nous avions trop sommeil A Draguignan Nous étions les grands gagnants A Nice Nous avons vu un feu d'artifice A Lyon Nous avons dîné dans un bouchon A Dôle Nous avons participé à une farandole A Besançon Nous avons suivi les traditions A Strasbourg Nous y sommes restés deux jours A Metz Nous sommes allés à la kermesse A Sedan Nous avons frôlé l'accident A Lille Nous avons changé d'automobile Au Tréport Nous avons cherché un trésor A Saint-Malo Nous avons visité un château A Quimper Nous avons admiré une dentellière A Nantes Nous avons mené une vie trépidante A la Rochelle Nous nous sommes faits la belle A Melun Nous avons fait des câlins A Tours Nous avons joué du tambour A Poitiers Nous avons planté un abricotier A Guéret Nous avons été discrets A Gaillac Nous y sommes arrivés en vrac Lors de ce tour de France Nous avons vécu notre romance
M.M. - 06 avril 2008 |
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| lundi 31 mars 2008, a 11:24 |
| Avec toi |
Avec toi,
Le moindre morceau de métal se transforme en or
Avec toi,
Jamais de dispute, nous sommes toujours en accord
Avec toi,
Une chambre de bonne devient un très beau château
Avec toi,
Ma vie explose après plus de deux ans dans un étau
Avec toi,
Quelques notes de musique deviennent un opéra
Avec toi,
Du simple coton devient de la soie ou de l'angora
Avec toi,
Un week-end en amoureux vaut un tour du monde
Avec toi,
Les journées durent à peine l'espace d'une seconde
Avec toi,
Un simple Mac Do a la saveur d'un trois étoiles
Avec toi,
Un dessin griffonné prend la valeur d'une toile
Avec toi,
Une grosse citrouille se change en un joli carrosse
Avec toi,
Un pauvre petit moineau se mue en un bel albatros
Avec toi,
Tous mes rêves les plus fous deviennent réalité
Avec toi,
Je vis le présent, je pense au futur, j'oublie le passé.
M.M. – 03 novembre 2007 |
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| dimanche 30 mars 2008, a 11:52 |
| Bénédiction nuptiale |
On franchit la grille en fer forgé
On remonte l'allée de graviers
Là, de nombreuses voitures garées
Et dans le parc, un chapiteau planté
Soudain, je réalise ce qui m'attend
Tout le monde est là, impatient
De découvrir mon étonnement
Je vis un véritable enchantement
Je découvre des visages amis
Je salue mes parents et les petits
Je me tourne vers cet homme, lui
Qui depuis un an est mon mari
Nous sommes attendus à la chapelle
Lieu d'instants d'émotion intense
Endroit qui jalonna mon existence
Souvenirs heureux et aussi plus cruels
Nous échangeons nos consentements
A ce moment, un regard vers mes parents
Puis vient la bénédiction des alliances
Et un baiser devant toute l'assistance
Ensuite retour dans notre propriété
Quelques tours de valse avec papa
Notre maison revit comme autrefois
Et cela, je le dois à mon époux adoré
Je m'éloigne seule, je veux m'isoler
Je vais offrir mon bouquet de mariée
A toi, l'absent mais tellement présent
Tu es là tout près, un mur nous séparant
Journée géniale pour nos noces de coton
Un re-mariage sous le signe de la passion
Que me réserveront nos noces de cuir ?
Mon mari fera encore tout pour m'éblouir
M.M. – 14 octobre 2007 |
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| samedi 29 mars 2008, a 09:05 |
| Royal et impérial |
De la succession de Louis VI à Napoléon III Tu connus deux empereurs et tant de rois Tu es notre passé, tu es notre mémoire Te visiter, c'est ouvrir un livre d'Histoire
Le siècle des lumières te laissa dans l'ombre Cela t'a évité de vivre des heures sombres Au profit de ce grand palais de pacotille Sans mémoire, vide comme une coquille
Se promener dans tes jardins et tes allées C'est comme un voyage dans le passé Du jardin anglais jusqu'au grand canal De l'étang à l'escalier en fer à cheval
Nous continuons à remonter le temps Par le grand parterre fleuri au printemps Du Jeu de Paume à la Porte du Baptistère De la Porte Dorée à la Galerie des Cerfs
Par la salle de bal, poursuivons notre visite Motifs du plafond et du plancher à l'identique Puis traversons la galerie François Premier Et rendons nous à la Chapelle de la Trinité
Tu nous livres quelques uns de tes secrets Ta chapelle double et ton théâtre oublié Sans oublier l'assassinat de cet écuyer On voit sa cote de maille ensanglantée
Tu as vécu nombre de décès princiers Des mariages, des signatures de traités Ainsi que plusieurs naissances royales Et tu abrites aussi l'appartement papal
Un des grands moments douloureux S'est déroulé dans la Cour des Adieux Napoléon saluant sa garde après son abdication Qu'il venait de signer sur ce petit guéridon
Tu es tellement immense, j'ai dû en oublier Huit siècles d'Histoire qui me font rêver De la forteresse médiévale au château renaissance Tu as devant toi encore une longue existence.
M.M. - 29 mars 2008 |
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| mardi 25 mars 2008, a 07:54 |
| Notre couple |
Chaque minute avec toi est un pur délice La vie à tes côtés est un feu d'artifices Nos moments séparés sont un supplice Nous sommes plus que jamais complices
Nous partageons les mêmes passions De notre mariage, on a la même vision Tu joues de ton pouvoir de séduction Tu éveilles amour, respect et admiration
Tu adores mes quarts d'heure de folie Tu satisfais la moindre de mes envies Ce qu'on vit, toi et moi, n'a pas de prix En m'épousant, tu m'as offert le paradis
Partager ton quotidien, c'est du bonheur Chaque instant est gravé dans mon cœur J'aime ta droiture, ton sens des valeurs Ni menteur, ni tricheur, mais travailleur
Certaines erreurs te laissent des bleus à l'âme Cela a été notre force : cette perte, ce drame Quand tu y repenses, coule encore une larme Je t'ai pardonné, aujourd'hui je suis ta femme
M.M. - 24 mars 2008 |
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| lundi 24 mars 2008, a 07:50 |
| Week-end pascal |
Dans notre vieille maison de famille
Tout me rappelle mes premiers émois
Me reviennent mes rêves de petite fille
Déjà, le centre de ma vie, c'était toi
La façade cachée sous les glycines
Les chevaux piaffant à l'écurie
Nos fous-rires dans la piscine
Le petit bois qui était notre abri
Je repense à tous ces moments
Assise un peu à l'écart de tous
Je te regarde amoureusement
Toi, tu chahutes, tu fais le fou
Aujourd'hui, tu es très heureux
Tu as ta famille autour de toi
Le week-end a été merveilleux
Dans tes yeux, je lis de la joie
Le soleil commence à se coucher
D'ici quelques heures, nous serons seuls
Tout s'est bien déroulé, je suis apaisée
Soudain, je frissonne sous le tilleul.
M.M. - 23 mars 2008 |
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| mercredi 19 mars 2008, a 07:22 |
| Dimanche matin |
Des croissants, du café, du jus d'orange
La maison est tranquille et silencieuse
Sur le balcon, on aperçoit une mésange
L'heure est matinale mais si précieuse
Mais le temps passe vite dans tes bras
Ce midi, les enfants viennent déjeuner
Il va bien falloir nous arracher des draps
Je dois tout préparer avant leur arrivée
Après la douche, on déguste un petit café
Nos mains se touchent par-dessus la table
Les yeux dans les yeux, nos regards rivés
On retient le temps qui passe, inéluctable
Un dernier baiser et tu files acheter le pain
A ton retour, tu m'offres de jolies fleurs
C'est tout toi, prévenant et tellement câlin
Encore, grâce à toi, un matin de pur bonheur
M.M. – 17 mars 2008 |
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| vendredi 14 mars 2008, a 16:34 |
| Escapade amoureuse |
Je suis là avec toi, amoureuse
Nous enlaçant sans pudeur
Je suis une femme heureuse
Tu me serres contre ton cœur
On se promène main dans la main
On rêvait de ces escales solitaires
On rit de tout comme des gamins
On ne regarde surtout pas en arrière
On a vaincu de nombreux problèmes
Sans faux-semblant, sans remord
Ça n'a pas été facile mais on s'aime
Et à deux, nous sommes plus forts
Demain soir, nous rentrons au port
Profitons de ces instants de liberté
Que nous chérirons comme un trésor
Jusqu'à notre prochaine tendre virée.
M.M. - 13 mars 2008 |
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| jeudi 13 mars 2008, a 07:58 |
| Beau-Père |
Dans dix jours, c'est Pâques, mais la veille, le samedi
Dans notre propriété familiale, nous serons tous réunis
Il y aura la famille au grand complet et tous nos amis
C'est un jour important pour toi, ton fils aîné se marie
Depuis plusieurs mois, tu es à fond dans l'organisation
Pas de stress, ni d'angoisse, en fait, c'est ta profession
Seconder par ton cadet et mon père, c'est leur mission
Je vous fais confiance, tout sera au top pour cette union
Cette jolie jeune fille, qui vient du pays des polders
Va s'appeler du même nom que moi et que ta mère
Celui que porta quelques années sa future belle-mère
Ce patronyme dont ton papa et toi, vous êtes si fiers
Mais toi, j'ai l'impression que tu n'as pas bien réalisé
Il y a encore quelques mois, c'était toi le jeune épousé
Là tu prends un nouveau grade, tu es le père du marié
Je sais que le moment venu, l'émotion va te submerger.
M.M. – 13 mars 2008 |
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| dimanche 09 mars 2008, a 14:07 |
| Grâce à ton regard et à ta voix |
Ton regard que je n'arrive pas à soutenir
Ton regard que souvent je ne peux définir
Ton regard posé sur moi qui m'intimide
Ton regard noir, tel des braises, si torride
Ta voix douce et chaude qui m'ensorcelle
Ta voix dont je ne me lasse pas, si belle
Ta voix avec cette petite pointe d'accent
Ta voix que ton joli sourire ensoleille tant
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